Aiax, de Yannis Ritsos.
Par la Compagnie Errance, avec la participation d’Isabelle
Guichard, Baptiste Dacquay et Robert Eberhardt.
Mise en scène: Simona Morini
Où ? Salle de l’Odyssée, 98
avenue de Fontainebleau, 77310 Saint Fargeau Ponthierry (en arrivant
de Paris sortie 12 en direction de cette ville ; après deux-ronds
points, dans la descente, cette salle se trouve à gauche, juste
AVANT le 2ième feu rouge).
P.A.F.
- 12 euros
- 10 euros sur réservation
- 8 euros pour étudiants ou chômeurs
- Les bénéfices de cette soirée iront aux
projets au Viêtnam
La pièce
Un homme Une femme Un enfant
Trois vies mêlées les unes aux autres, trois pensées,
trois mémoires Ou seulement la mémoire qui prend le
teint clair des jours présents,
qui plonge au loin pour nous revenir chargée de nostalgie,
de regrets, d’inquiétude, d’amour aussi. Qui est
cet homme qui parle ? Qui sont cet enfant, cette femme qui écoutent
? Ou se souviennent…… et le souvenir est alors mélange
de ce qui a été, il y a peu, il y a longtemps, et de
ce qui est.
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Qui est Yannis Ritsos ?
Poète grec (1909-1990), Yannis Ritsos n’a jamais séparé
son engagement politique et son art. Yannis Ritsos a écrit
la plupart de son œuvre en prison ou en exil. Ce sont ses textes,
mis en chanson par Mikis Théodorakis que les étudiants
chantent lors de la révolte contre la dictature des Colonels
en 1973. Tout au long de sa vie Yannis Ritsos a chanté la Grèce
et la « grécité ». Sa « Sonate au
clair de lune » obtient en 1956 le prix international de poésie.
Au début des années soixante, il commence à baser
ses textes sur la mythologie grecque. A la beauté de ses textes
se mêle un questionnement sur la guerre et le pouvoir. En 1971
Aragon déclare que Yannis Ritsos est « le plus grand
poète contemporain » Depuis, hélas, celui-ci est
retombé injustement dans un certain oubli.
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Mots anciens, images pressantes du présent.
Cet homme est Aiax, guerrier grec trahi par les siens ? par les dieux
? par lui-même ? Héros d’une guerre –celle
de Troie- qui est l’image sanglante de toutes les guerres, l’exemple
de l’hypocrisie de toutes les guerres, celles d’hier et
celles d’aujourd’hui.
Cet homme est-il mort ? Est-il vivant ? Il nous vient de loin, comme
une histoire qu’il ne faut pas cesser de raconter, pour ne pas
oublier…
Comme Ritsos lui-même, il nous livre des mots qui veulent nous
mettre en alerte : l’histoire des pouvoirs nous montre bien
les parcours à ne pas prendre, les chemins à éviter.
Pourquoi l’humanité les emprunte-t-elle alors ?
Mais il y a une autre histoire, plus souterraine, pas étudiée
dans les livres, qui nous livre une autre réalité, celle
d’hommes et de femmes qui préservent par leurs actes
la possible fraternité, la valeur d’une vie partagée,
le sens profond de la solidarité et du partage.
Simona Morini |