Il est tentant de simplifier la réalité : « Je ne crois qu’au micro crédit ! », « Pour moi la solution c’est le commerce équitable ! », « Je veux aider les enfants ! »… Nos équipes vivent dans les villages, pas dans les bureaux : elles savent qu’une mère doit soigner son enfant malade avant de rembourser un micro crédit.

Quand une femme est battue par son mari alcoolique, l’urgence ce n’est pas d’élever des lapins. Beaucoup de micro crédits précipitent les emprunteurs dans plus de pauvreté et le désespoir : par exemple quand on ne peut rembourser parce que le cochon est mort de maladie, il a été vendu à perte… Pour nous pas question de prêt s’il n’y a pas de para vétérinaire dans les environs.

Les équipes donnent aussi la priorité aux ménages qui font de leur mieux : on ne peut aider tout le monde à la fois, et les ménages qui veillent à ce que les enfants poursuivent l’école, qui améliorent l’hygiène par des latrines ou un puits, ont la priorité pour le micro crédit.

Chaque équipe mène de front une dizaine de programmes différents : des formations agricoles, la création d’emplois par l’artisanat, l’hygiène avec les latrines et les puits, le théâtre-action pour aider à changer les attitudes… Le risque est de toucher à tout, sans stratégie, et de ne pas être efficace.

L’approche patiente et à long terme permet de devenir très efficace en quelques années. Et si quelque chose ne marche pas, on analyse et puis on arrête, pour faire autre chose. Finalement, la participation locale –qui prend des années à se développer, prend le relais en affinant encore les actions.

Conclusion: nous ne poursuivons que quand nous avons atteint l'excellence ou avons bon espoir d'y arriver dans un délai déterminé.

les travailleurs de Mékong Plus ont leur bureau dans les villages.

Le Vietnam avance à toute vitesse, le contexte change rapidement. Avant d’entreprendre il faut essayer de voir humblement si l’ONG a une compétence, un avantage décisif par rapport aux autorités, par rapport à de petits entrepreneurs privés etc.

Mékong Plus et Thiên Chí ne construisent pas d’écoles ou de dispensaires : nous ne voyons pas ce que nous apporterions de plus que les services officiels. De même le recyclage des plastiques: nous avons été vite dépassés par des Vietnamiens entreprenants, usant de leur famille pour la main d’œuvre, dormant sur place etc. pour avoir des coûts imbattables. La production de compost ? Les aspects techniques sont plus complexes, Thiên Chí va sans apporter un plus décisif. La récolte des feuilles de manioc ? Thiên Chí a un réseau incomparable de groupements paysans, de collaborateurs villageois, pour organiser la récolte des feuilles et faire le lien avec les entreprises d’aliments pour bétail qui achètent les feuilles moulues. Vietnam-Quilts est un succès : on combine une capacité de Thiên Chí d’organiser des groupes de quilteuses villageoises, avec un bon contact avec le marché des Occidentaux et leurs goûts si différents. L’apport des volontaires et nombreux bénévoles est déterminant, Mékong+-Quilts a un bel avenir.

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