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 La récolte dans une école... Biogaz: que des avantages, mais il faut avoir
des cochons "Plus
pour être sûr"! Ðuc Linh: participation au programme mondial
"350"!
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Monsieur Võ Van Thành est un précurseur: il
est chef de quartier à Lac Hà et fait du porte à porte pour
demander aux gens de ramasser les déchets
plastiques, pas pour les brûler mais pour les
recycler ! Il récolte ainsi 200 kilos chaque mois, et
vend cela pour 7 €. Ici cela correspond à 4 bourses
scolaires ! Comme quoi les idées font leur chemin. Depuis
une dizaine d’années Mékong Plus encourage les écoliers à
ramasser les déchets plastiques avec le double bénéfice d’une
vente au recyclage et d’un énorme impact
psychologique. Copenhague ou pas, les programmes de
développement ne peuvent négliger l’environnement. Outre le
ramassage des déchets plastiques (plus de 100 tonnes/an),
Mékong Plus promeut le biogaz.
Chaque petite installation (40 €) permet de sauver un arbre
par mois (ce que consomme un ménage en bois pour la cuisine)
et de brûler le méthane, ce dangereux gaz (une unité de
méthane équivaut à 21 unités de CO2). Nous en sommes à
plusieurs milliers d’installés déjà. Les paysans
vietnamiens utilisent presque tous beaucoup trop de
produits chimiques. Les terres se
dégradent, il y a des cas d’empoisonnement. Il n’est pas rare
d’être pris à la gorge quand on visite les rizières, ou les
marchés ! Nous donnons des formations à 145 paysans
chaque mois, en moyenne et l’axe principal est une agriculture
plus saine. Ce qui profite au paysan car on lui propose en
fait de dépenser moins ! La plupart disent en effet
« j’en mets plus pour être sûr ! ». Dans le
monde nous générons presqu’autant de tonnes de déchets que
nous produisons de céréales, le saviez-vous ?! Dans
les zones rurales il n’y a pas d’argent pour des
décharges et encore moins pour le
recyclage. Pendant près de 6 ans, contre les « vous n’y
arriverez pas » et les haussements d’épaule, nous avons
essayé de mettre au point un recyclage des déchets.
Aujourd’hui nous produisons 10 tonnes de compost par mois et
le budget est presque équilibré. Avec Terre d’Oc, notre
partenaire industriel pour lequel nous exportons chaque mois
plus d’une tonne de bâtonnets d’encens, une demi tonne
d’articles en rotin etc., nous
reboisons avec des espèces rares, et
avec du rotin, quasiment en voie de
disparition. Finalement, la couleur de Mékong Plus a été
bien choisie n’est-ce pas ?
Bernard KERVYN, le 23 novembre
2009. |