La crise économique nous a
frappé
La collecte de fonds est devenue plus
difficile. Par précaution et pour préserver l'essentiel, nous
venons de réduire nos activités. Cela fait très mal: nous
allons aider l'équivalent de 900 familles de moins, 4500
personnes!, à sortir de la grand pauvreté. Depuis des mois je
travaille comme un forcené pour éviter cela. Je suis souvent
dans les villages, je sais concrètement les conséquences. Et
c'est comme si je devais retirer mon fils Kỳ-Văn, 7 ans, de
l'école. Notre mission est d'aider chacun à ne pas se replier
sur soi, et à faire la différence entre l'essentiel et le
superflu. Bernard.
Votez
pour nous! Une nouvelle idée pour soutenir nos
projets.
Bruxelles,
30 mai: venez nombreux écouter Jamel Balhi, coureur autour
du monde. Avec nous il court pour la solidarité.

Paris,
7 juin: La solidarité en pas de danse. Il y en a encore
qui craignent ne pas être à Paris ce jour... qu'ils le disent
à leurs amis!
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L’Odyssée de la vie. Vous connaissez certainement cet émouvant
documentaire : une fiction numérique qui
retrace l’évolution de la conception à la naissance. Des
images qui stupéfient les Vietnamiens autour de nous. J’y suis allé au culot,
pour demander la permission de faire une version en
vietnamien. Et plus courte des 2/3. Je n’osais pas espérer une
réponse, mais elle venue, chaleureuse. Depuis, le film tourne
dans les villages avec des centaines de spectateurs chaque
semaine. Le CD est distribué, ça ne coûte que 20
centimes.
Le Vietnam est un pays densément peuplé, les
ressources sont limitées. Il a réussi à limiter les
naissances. Partout dans le pays, de grands panneaux
rappellent : « fille ou garçon, 2 enfants
suffisent ». Dans les écoles primaires on voit souvent
que le nombre d’élèves baisse ! Pourtant aujourd’hui 99%
des enfants vont à l’école. Il y a quinze ans on voyait des
classes de 45 enfants, aujourd’hui le pays a dégagé des
ressources et met l’accent sur la qualité, les classes
comptent environ 25 enfants. De plus en plus d’écoles
proposent maintenant une scolarisation le matin
et l’après-midi. Le
consensus pour un espacement et une limitation des naissances
est général, même si parfois c’est dur à vivre. Il y a
quelques années, nous arrivions pour une formation dans un
dispensaire, mais le personnel était de mauvaise humeur,
boudait. « Que se passe-t-il ? –L’infirmière a eu un
3ème enfant, nous avons tous perdus nos primes… » Voilà
ce qui s’appelle la pression sociale. Lorsque j’ai annoncé à
l’équipe Mékong Plus que j’allais avoir un 3ème enfant, je fus
réprimandé : « Bernard ! Tu vis au Vietnam, tu
dois respecter les règles. Deux et pas un de
plus ! » Naïf, j’essayais d’expliquer que cet enfant
n’était pas vraiment prévu, un « accident »… mais je
rencontrais alors des regards encore plus sévères et des
haussements d’épaules. Un « accident » au Vietnam,
ça se « répare ». Le Vietnam aurait le record du
monde des avortements paraît-il, et on constate qu’il y a de
plus en plus de garçons que de filles (jusqu’à 120% dans
certaines régions).
Bernard Kervyn, le 14 mai 2009.
Regardez la petite
vidéo! http://www.mekongplus.org/images/stories/videos/2009-02-21_mercimrtavernier.wm
*C’est au secondaire qu’il y a une forte baisse. Mékong
Plus a un programme de bourses pour les plus
pauvres |