
Dung, avec ses 2 frères, n'a pas une minute
après l'école 
Thang

Se donner à fond pour les copains!
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km en vous inscrivant
avant le 31 mars! |
Thang : « Quand je repense à cette course de la
solidarité, je suis encore tout excité! A la rentrée le maître
nous a dit que notre classe pouvait participer à la course de
vitesse. Les plus jeunes pouvaient participer aussi mais sans
qu’il y ait compétition. J’étais très fier, mais aussi
tendu : il fallait que je m’entraîne pour ces 3km. Du
coup je venais tous les jours à l’école en courant, plus de
vélo. Le jour de la course il y avait un monde ! Nous
étions tous super excités, et nous avons oublié de ménager
l’effort. Les cris des copains qui ne couraient pas forçaient
à continuer. A 500m du bout, j’étais mort… j’avais la tête en
feu… Je me suis retourné, j’ai ralenti… Mais si notre école
gagnait la coupe… j’ai repensé à Dung, et à ses frères
gravement handicapés. On dit que c’est à cause de la Dioxine
(défoliants) déversée sur la famille pendant la guerre. Dung
n’a pas une minute : quand elle n’est pas à l’école elle
doit s’en occuper à tout instant. Ses parents sont ouvriers
agricoles, s’ils ne travaillent pas, il n’y a pas à manger.
Les voisins ont donné un vélo à Dung. L’année dernière Mékong
Plus lui a donné une bourse. Mais il n’y a pas assez de
bourses pour toutes les Dung de la région, ça je le sais bien.
Si notre école gagnait la coupe, alors les chances de Dung
seraient meilleures ! L’image de Dung s’occupant de ses 2
frères ne me quittait plus. Ce fut comme si j’avais eu un
ressort dans les jambes tout d’un coup ! J’ai foncé sans
compter. Nous avons eu la coupe. 9 jours plus tard j’ai
entendu que Dung avait de nouveau sa bourse. Je suis si
heureux d’avoir pu participer à cette course ! »
Anh, élève de 8ème : « J’ai de la chance, chez
moi on ne manque vraiment de rien. A la rentrée la maîtresse
nous a demandé si nous participerions à la course de la
solidarité. Nous trouvions ça super, un geste qui vaut
bien plus que l’argent. Le jour de la course on nous a répété
de penser à la signification de la course. Nous avons
réussi, les copains ont eu leur bourse, et nous étions tous
contents. (…) Mes parents se sont étonnés : " Tu es
une des meilleures élèves, pourquoi les autres ont une bourse,
et pas toi ? " Je leur ai expliqué qu’on a
couru pour la solidarité, pour que tous puissent continuer
l’école. Moi, tout ce que je veux c’est que le projet continue
et s’étende, je vous dis un grand merci ! »
[Traduction: Bernard Kervyn, 13/3/09]
*Vidéo:
comment Dung s'occupe de ses frères après l'école.
Bouleversant. |